Drúedain

Peuple

  Race des Hommes Drúedain


« Théo­den et Éomer étaient assis là, et devant eux, sur le sol, était accrou­pie une forme étrange et tra­pue, un homme, racor­ni comme une vieille pierre, les poils de sa pauvre barbe tom­bant comme de la mousse sèche d’un men­ton bul­beux. Il était court de jambes et fort en bras, épais et ramas­sé, avec pour seul vête­ment une cein­ture d’herbe pas­sée à la taille. » · Le Sei­gneur des Anneaux · Livre V · Cha­pitre 5

Les Drúe­dain étaient une race d’Hommes que les Eldar comp­taient par­mi les Edain. Ils étaient plu­tôt tra­pus, et leur face n’a­vait rien d’a­gréable, mais ils pos­sé­daient de nom­breux talents : un excellent odo­rat, une vue per­çante, de grands talents en bota­nique et, sur­tout, en sculp­ture : leurs œuvres les plus répu­tées étaient les « pierres de garde », qui les repré­sen­taient, et dans les­quelles ils arri­vaient, semble-t-il, à ins­til­ler une par­tie de leurs pouvoirs.

Une petite frac­tion de leur peuple entra en Bele­riand aux côtés des Hala­din, avec qui ils vivaient en bonne ami­tié ; et lorsque Haleth la Chas­se­resse mena son peuple en Bre­thil, les Drúe­dain s’y ins­tal­lèrent à leurs côtés, et leurs talents de sen­ti­nelles et de chas­seurs d’Orques étaient répu­tés. Ils n’é­taient cepen­dant qu’un petit nombre, et lorsque Mor­goth en vint à contrô­ler presque tout le Bele­riand, seules quelques familles réus­sirent à fuir et à se réfu­gier aux Bouches du Sirion.

Au Deuxième Âge, ces quelques Drúe­dain s’ins­tal­lèrent à Núme­nor avec les autres Edain, mais ils pres­sen­taient que les expé­di­tions navales du roi Tar-Alda­rion amè­ne­raient le mal­heur sur l’île ; et ils firent voile vers la Terre du Milieu. On dit que le der­nier d’entre eux quit­ta l’île lorsque le roi Ar-Pha­razôn y ame­na Sau­ron en otage.

Cepen­dant, la majeure par­tie des Drúe­dain n’é­tait pas entrée au Bele­riand, mais s’é­tait éta­blie sur les deux ver­sants des Mon­tagnes Blanches. Ils vécurent là en paix jus­qu’à ce qu’une race d’Hommes mau­vais vienne de l’est et ne les chasse de la plus grande par­tie des Mon­tagnes, dont ils n’oc­cu­pèrent plus que les extré­mi­tés occi­den­tales (le Drú­waith Iaur) et orien­tale (la Forêt de Drúadan).

Les Drúe­dain devinrent alors un peuple secret et fur­tif, har­ce­lé par les autres races d’Hommes, dont les Rohir­rim. Cepen­dant, Ghân-buri-Ghân, un Drúa­dan de la Forêt du même nom, n’hé­si­ta pas à aider l’ar­mée de Théo­den lors de la Guerre de l’An­neau en lui indi­quant le che­min de la Val­lée des Far­diers, ceci afin d’é­vi­ter les Orques qui tenaient la route de Minas Tirith. Le roi Eles­sar ne l’ou­blia pas et don­na la Forêt de Drúa­dan à Ghân-buri-Ghân et aux siens en récompense.

Autre(s) nom(s) : Sing. Drúa­dan. Q. Rúa­ta­ni. Rh. Rógin, « Hommes-pouques ». Np. « Oghor-hai ». Drûgs, Drug­hu, Wasas, « Hommes Sau­vages des Bois ».