Introduction des personnages à la campagne d'Arnor

Voici 4 his­to­riques prévus pour la cam­pagne d’Arnor. Ils peuvent être adap­tés pour conve­nir à des per­son­nages d’autres cultures et d’autres régions. J’ai essayé au cours de cette réécri­ture (je n’ai pas gardé le docu­ment d’origine sur sup­port infor­ma­tique) de cor­ri­ger les petites (ou grosses) erreurs (notam­ment l’antipathie entre Nume­no­réens Noirs d’Umbar et le Gondor, étant donné qu’à cette époque Umbar et le Gondor sont un seul royaume). J’en ai pro­fité pour inclure les Hâshi­rii, qui sont décrits dans l’excellent module Les Champs de Pelen­nor, nor­ma­le­ment uti­li­sables pour le Jeu de Bataille, mais qui peuvent aussi être uti­li­sés pour le jeu de rôle.

Du pre­mier his­to­rique, il y a Ervath, agent prin­ci­pal de liai­son de l’Ordre des Sept. Du second his­to­rique, les Hâshi­rii sont briè­ve­ment évo­qués. Ceux-ci tien­dront une place de choix dans les futurs scé­na­rios, entre les Dun­len­dings, les repré­sen­tants du Bel­la­kar, et ceux de l’Arthedain. Gibran est un per­son­nage qui est prévu pour être inté­gré en milieu de cam­pagne (vers le cin­quième ou sixième scé­na­rio), mais avec quelques modi­fi­ca­tions, il peut aussi démar­rer à la Der­nière Auberge la cam­pagne.

Beralath · Un Béornide Animiste

Ori­gi­naire de la forêt de Rho­va­nion, tu as long­temps vécu pai­si­ble­ment dans un petit vil­lage de pêcheurs et de chas­seurs, où tu as suivi assi­dû­ment les ensei­gne­ments du vieux sage du vil­lage, qui t’a ensei­gné tout ce que tu sais.

Mal­heu­reu­se­ment, un jour, le vil­lage fut atta­qué par des orques et des loups venant du Loin­tain Nord. Le combat fut rude, et beau­coup de tes amis périrent. Et tu ne sais tou­jours pas pour­quoi. Tu soup­çonnes for­te­ment la traî­trise d’Ervath, un autre assis­tant du vieux sage, qui avait un com­por­te­ment plus qu’étrange les jours pré­cé­dent l’attaque. Tu as tou­jours eu du mal à le fré­quen­ter, et c’est toi qui lui a trouvé ce sobri­quet qui lui va comme un gant, « Langue de Vipère » , avec son ton miel­leux et agres­sif à la fois.

L’assassinat du vieux sage faillit te coûter la vie. En effet, « Langue de Vipère » s’était arrangé pour bles­ser griè­ve­ment ton mentor avec ton propre poi­gnard. Heu­reu­se­ment que ton ami Esdrin l’a vu et a pu témoi­gner en ta faveur, sinon tu serais passé de vie à trépas. Ton ami a tenté de se lancer à sa pour­suite, mais sans succès appa­rem­ment. Tandis que toi tu res­tais au chevet de ton mentor qui te donna ce jour là ta der­nière leçon. Il mourût le len­de­main à l’aube. Depuis, tu t’es juré de par­faire tes connais­sances, pour appor­ter un tant soi peu de récon­fort dans cette terre meur­trie.

Le len­de­main, tu déci­das de partir, en com­pa­gnie d’Esdrin. mais vers où aller, tu n’en avais aucune idée, les terres de Rhûn, le Gondor, l’Eriador ou le Loin­tain Sud. En fin de compte, tu restas long­temps à sillon­ner Mirk­wood, peut être par envie de ne pas quit­ter ta terre natale, peut être pour recher­cher « Langue de Vipère ». Tu restas long­temps avec tes frères des autres vil­lages.

Fina­le­ment, un jour tu te joi­gnis à une cara­vane de mar­chands d’Esgaroth qui par­taient pour Annumi-nas. Tou­jours attiré par ces contrées, tu déci­dais de les rejoindre. Tu y trou­vais ton inté­rêt – aller en Arnor, tandis que tu pro­di­guais soins et pro­tec­tion aux mar­chands, que tu appris à connaître.

La tra­ver­sée fut longue et périlleuse, avec notam­ment les Monts Bru­meux et les attaques noc­turnes des Orques. C’est au cours de l’une de ces escar­mouches que tu perdis ton ami Esdrin. Après l’avoir enterré, tu pour­sui­vis ta route pour Annumi-nas. Tu tra­ver­sas ensuite les terres iso­lées du Rhu­daur, sous un climat épou­van­table, une tem­pête de neige, à tel point que tu fus content de voir les Lueurs de la Der­nière Auberge, où il te serait pos­sible de te réchauf­fer et de te res­tau­rer enfin.

Valdrazor · Numénoréen Noir

Ton père Anga­roth et ta mère Celu­thiel (d’ascendance Dune­dane) t’ont éduqué pour faire de toi le meilleur des hommes, car il ne peut en être autre­ment puisque nous sommes les héri­tiers légi­times d’Elros et la lignée de l’Ouistrenesse, les plus nobles des humains. C’est à la fois une béné­dic­tion et un far­deau que d’avoir un tel sang dans tes veines.

Au cours de ton enfance, tu n’as que peu vu ton père, qui était tou­jours parti guer­royer. Tu as beau­coup hérité de sa com­ba­ti­vité, de son esprit d’initiative. De ta mère, tu as hérité son amour irré­pres­sible pour sa contrée d’origine, le Gondor.

Puis à 10 ans, tu appris direc­te­ment de ton père à navi­guer, pêcher, lire le mou­ve­ment des étoiles comme tout bon navi­ga­teur. Tu as appris, en Umbar, en même temps que d’autres enfants de ta condi­tion les arts du lan­gage, du com­merce et de la guerre.

A 15 ans, ton père mourut, vic­time d’une embus­cade de traîtres Hara­drims. Tu as juré de le venger, et de punir les res­pon­sables de sa mort. Ta mère t’adjura de renon­cer à cela, et de la suivre au Gondor, sa terre natale, car disait-elle, quelqu’un convoi­tait la for­tune de ton père, ici même à Umbar, et cher­chait à semer le trouble à Umbar. Tant que ton père était vivant, on ne pou­vait rien contre toi. Mais ta fierté fit que tu ne l’écoutas pas. Main­te­nant, tu penses que tu aurais dû l’écouter. Elle partit seule vers le Nord.

A 21 ans, tu devins un homme et fut presque aus­si­tôt déclaré hors la loi. Alors que nous menions une expé­di­tion contre cer­tains rebelles Hara­drim (qui je l’apprendrais plus tard, étaient très bien orga­ni­sés — les Hâsha­rii, et qui devaient béné­fi­cier de nom­breux sou­tiens, même à Umbar), ta com­pa­gnie tomba dans une embus­cade et tu fus assommé. Tu fus ensuite accusé d’avoir trahi ton sei­gneur Kadurzîr. L’un de ses conseillers, on ne sait trop com­ment, t’accusa d’être un traître à la solde des Hasha­rîi, avec nom­breuses preuves à l’appui. Ton sei­gneur Kadurzîr te laissa le choix entre l’exil ou l’exécution. Le sang bouillon­nait en toi à cause de ces vils men­songes, mais tu devais rester en vie, pour ton père, pour ta mère, et pour la ven­geance. On te laissa voir ton jeune frère, qui te donna ta cotte de mailles bleu nuit et le bou­clier rond aux bords acérés qui fut forgé par ton arrière grand père, capi­taine dans l’armée navale du Gondor.

Depuis, tu recherches ta mère en Arnor, et espère la retrou­ver à Annu­mi­nas, la capi­tale du royaume du Nord. Tu es un peu stressé de te retrou­ver en com­pa­gnie d’Elfes et les Dune­dains du Gondor (dans une moindre mesure), tu as un peu peur de leur réac­tion (c’est d’ailleurs la raison pour laquelle tu portes assez sou­vent une cape noire, pour mas­quer un peu tes traits). Mais tu les admires beau­coup, car tu les estimes droits et hon­nêtes, plus en tout cas que les infâmes pour­ceaux qui t’ont exilé.

Tu recherches avant tout à retrou­ver ta mère, revoir ton jeune frère, bien que l’envie de retour­ner à Umbar ne te frise pas plus que cela. Tou­te­fois, tu don­ne­rais n’importe quoi pour te retrou­ver face au traître qui t’a exilé, et sur­tout savoir com­ment il a pu forger toutes ces fausses preuves. Et lorsque tu auras retrouvé ta mère, peut être éprou­vera tu le besoin de te fixer, ou au contraire de voya­ger encore et encore.

Après plu­sieurs mois d’efforts, tu arrives enfin à la fin de ton voyage. La der­nière partie du voyage fut par­ti­cu­liè­re­ment pénible, sur les bords de la Mi-thei­thiel, avec une tem­pête de neige telle que tu n’en as jamais vu. Heu­reu­se­ment que la Der­nière Auberge est très proche et que tu peux t’y repo­ser et sur­tout te réchauf­fer.

Orophin · Elfe Sylvain

Je suis né à Aradh­rynd la demeure du Roi des Elfes de Vert­bois, Thran­duil, mon nom est Oro­phin, fils de Cel­ra­hir et de Cyrien. J’ai éga­le­ment une sœur, Min­di­niel, qui est cour­ti­sée par nombre de mon peuple. J’ai appris au cour de ma jeu­nesse les arts de la guerre, de la vie sous les étoiles, sous la tutelle d’Ardamir le sage.

Tu as un tem­pé­ra­ment volon­taire et che­va­le­resque, et tu appré­cies par­ti­cu­liè­re­ment la vie ryth­mée et fée­rique du royaume. Mais tu as éga­le­ment envie de décou­vrir le monde exté­rieur, de vivre dans le pré­sent et non le passé à tra­vers les anciennes légendes. Et ce sen­ti­ment est le plus fort. 

Enfin un jour, sans rien en dire à per­sonne, je partis vers la tanière des Arai­gnées pour y recueillir leur pré­cieuse soie. En chemin, j’ai ren­con­tré des créa­tures vertes, trois orques qui m’ont sur­pris. Je réus­sis, grâce aux ensei­gne­ments pré­cieux d’Ardamir, à me défaire d’eux, au prix de plu­sieurs bles­sures graves. Les bles­sures ne fai­saient que ren­for­cer mon désir d’aller de l’avant, ce que je fis après m’être reposé et un peu soigné. Je savais que le repaire des Arai­gnées était dan­ge­reux, mais j’y allais quand même. J’étais arrivé, et occupé à recueillir la pré­cieuse soie, lorsque j’entendis un étrange cris­se­ment : c’était une arai­gnée gigan­tesque et vigou­reuse. Je sentis alors ma der­nière heure arri­vée, et je com­bat­tis avec l’énergie du déses­poir. Avec le recul, je crois que j’aurais pu m’en sortir tout seul. Mais sur le moment, je fus bien content d’être épaulé par un humain, de noble ascen­dance (un dune­dain), qui par hasard pas­sait dans les envi­rons (pour se rendre de la région de la Mer de Rhûn en Rho­va­nion, puis en Arnor).

Ensuite, il m’aida à rejoindre le palais d’Aradhryn, où mon jeune ami Ares­tel fut reçu comme il se doit, malgré les réti­cences de cer­tains conseillers du Roi. Je reçus ce jour là un de ces ser­mons, m’adjurant d’être plus pru­dent et de ne plus tenter ce genre d’aventures. Je promis d’y penser. Le len­de­main, mon jeune ami repar­tit, me disant qu’il retour­nait sur les terres de ces ancêtres, l’Arnor, à For­nost. J’aurais bien voulu l’accompagner, mais mes bles­sures trop pro­fondes m’en empê­chaient. Heu­reu­se­ment, ma sœur s’occupa de ma gué­ri­son acti­ve­ment, si bien qu’au bout de trois mois, je fus remis d’aplomb.

Deux mois plus tard, le Roi me demanda d’aller porter un mes­sage à Cirdan, au Lindon. Je m’acquittai de cette tâche avec d’autant plus de plai­sir qu’elle m’ouvrait enfin les portes de l’aventure, ce que j’avais tou­jours recher­ché, y com­pris dans la tanière des Arai­gnées. Je suis resté plu­sieurs années au Lindon, et je reçus un ensei­gne­ment très utile. Puis je pus repar­tir, et on me vit à Mirk­wood, dans les Monts Bru­meux, au Gondor, en Arnor aussi. Plu­sieurs fois j’ai revu le jeune humain avec lequel je m’étais lié d’amitié. Peut être le retrou­ve­rai je à nou­veau. J’ai com­battu à de nom­breuses reprises, affronté de nom­breux périls. Heu­reu­se­ment, je n’étais jamais seul. Aujourd’hui, je m’apprête à retour­ner au royaume de Vert­bois, pour revoir ma famille, en par­tant du Lindon.

Après plu­sieurs mois d’efforts, tu arrives enfin à la fin de ton voyage. La der­nière partie du voyage fut par­ti­cu­liè­re­ment pénible, sur les bords de la Mi-thei­thiel, avec une tem­pête de neige telle que tu n’en as jamais vu. Heu­reu­se­ment que la Der­nière Auberge est très proche et que tu peux t’y repo­ser et sur­tout te réchauf­fer.

Jibran · Aden

Je suis un loin­tain des­cen­dant de la reine Sakar­phor et du roi Imrazôr II (mys­té­rieu­se­ment assas­siné), seul héri­tier direct par la lignée des femmes. J’ai une sœur plus jeune, Ulaca, et un jeune frère Slû­ca­ran. Je suis un Aden du clan Tchen­gouse, ori­gi­naire des envi­rons de Mispir et de Maldor, et de l’Oun Indh­rahn (« aux attri­buts royaux »), la famille régnante du clan Tchen­gouse. J’ai passé toute ma jeu­nesse dans les envi­rons de Mispir, et j’ai tout de suite eu maille à partie avec le clan Akhoulgo, de redou­tables com­bat­tants qui sont res­pon­sables, sans doute de la chute de l’ancien royaume Adena, et qui, en regard d’informations ulté­rieures conspi­re­raient pour obte­nir à leur profit le pou­voir suprême. Mon jeune frère, Slû­ca­ran, a dis­paru lors d’une rixe avec des guer­riers Akhoulgo près d’Ûrland, dans les marais d’Elorna. Peut être est il encore vivant, peut être a t’il rejoint les Akhoulgo je ne sais.

En 1394, le royaume d’Anbalukkhôr, aidé par les Cor­saires Sori­jans, ont tenté une inva­sion des Sept Terres et de Kha­ra­dûnê. Pha­raz­bâr le Doré cher­chait ainsi à redo­rer le blason d’Anbalukkhôr suite à sa défaite en 1260 en Tul­wang sous le coup de l’armée unie du Bel­la­kar et du Bozi­sha-miraz. Cette cam­pagne mili­taire fut un échec pour Pha­raz­bâr, malgré la tra­hi­son de cer­tains membres du clan Akhoulgo, qui ont ouverts cer­tains ports aux fiers et cruels Adûnai, qui depuis, détiennent encore ces ports : Ro-Mollo et Oste­lor, ainsi qu’une partie de la pénin­sule de Pho­ra­kôn.

J’ai par­ti­cipé à la défense de la capi­tale du Khara-dûnê, Inzillôni. Comme haut fait d’arme, je tue un impor­tant capi­taine de l’armée d’Anbalukkôr (Khô-zagar) lors de la bataille autour d’Inzillôni, et je délivre des femmes otages dont la fille de la Ma-triarche de ma famille.

A partir de 1406, je suis nommé comme enquê­teur dans des assas­si­nats rituels qui se pro­duisent depuis peu et visent d’importantes per­son­na­li­tés comme Esfara (la Matriarche de ma famille) ou Ataa’l, mon cousin (celui qui m’a ensei­gné tout ce que je sais sur les Sept Terres, les cultures des autres peuples), un astro­logue assez connu à Mispir pour ses pro­phé­ties assez éton­nantes. J’arrive à exter­mi­ner les assas­sins, mais pas à sauver l’archéologue. Avant de mourir, il me fait une révé­la­tion assez trou­blante : Il a vu qu’un homme des­cen­dant direc­te­ment d’Imrazor II, moi sans doute, pren­drait le pou­voir en Elorna et règne­rait en Maître des tribus Adena.

Cette mort me fut impu­tée par ma Matriarche, qui m’intima l’ordre d’aller cher­cher un gros dia­mant scin­tillant (le Ugol), un objet qui a été perdu il y a très long­temps ou volé, et qui serait censé uni­fier les tribus Aden contre ses enne­mis ances­traux (An-baluk­khôr, cer­tains sei­gneurs des Sept Terres). C’est le sym­bole vivant lié au grand ser­pent, sym­bole de vie et de vita­lité.

Tant que je n’aurai pas rempli ma mis­sion dans le Nord, je n’aurai pas le droit de retour­ner parmi les miens, même si j’apprend la mort de l’un de mes proches par un extrême hasard, je suis Shevla (Repenti). Le dia­mant aurait été caché par un puis­sant Numé­no­réen Noir dans les Mon­tagnes Blanches. Je suis parti vers le Nord, sans trop savoir la loca­li­sa­tion exacte de ces mon­tagnes.

Mon voyage com­mença très mal. En me ravi­taillant à Kadar an-Khâ­ra­dûn, je fus mal­heu­reu­se­ment repéré par le frère du capi­taine d’Anbalukkhôr, Nâlo­ni­tîr, et ses sbires, et attiré dans un tra­que­nard. Ce der­nier me vendit à des cor­saires d’Anbalukkhôr. Ces cor­saires avaient pro­ba­ble­ment l’intention de me vendre en tant qu’esclave à Umbar, mais à cause d’une forte tem­pête, le navire pirate a été forcé d’accoster de toute urgence à Nor­ja­dar, en Tul­wang. J’ai tenté de m’échapper, mais je fut repris, bas­tonné et vendu en tant que galé­rien à de cruels Sori­jans, les cor­saires des mers. Par un concours de cir­cons­tance, j’arrivais à m’enfuir à Ure­zayan, une cité du Bel­la­kar, grâce à l’aide invo­lon­taire de l’ambassadeur Azrâ­hin du Bel­la­kar, en par­tance pour le Gondor. Ce der­nier n’a pas soup­çonné son inter­ven­tion dans ma libé­ra­tion, mais ses hommes d’armes ont passé sous contrôle strict tous les navires Sori­jans (pour assu­rer la pro­tec­tion de l’ambassadeur), ce qui fait que les cor­saires avaient moins le temps de sur­veiller leur « car­gai­son ».

Ce royaume m’étant inconnu, j’ai décidé d’un peu l’explorer. J’ai un petit peu été poussé par quelques (rares) infor­ma­tions (le Nume­no­reen Noir s’appelait Heru­mir, aurait fait escale à Ure­zayan et se serait aven­turé dans le désert), par­lant de la pres­ti­gieuse Nîlû­londê, où je pour­rais très cer­tai­ne­ment trou­ver des infor­ma­tions capi­tales sur le dia­mant et sur les Mon­tagnes Blanches. Je ne trou­vai que peu de choses en fin de compte, si ce n’est la loca­li­sa­tion pré­cise des Mon­tagnes. Dans le désert, tout près de la cité de Khibil Epha­lâk, j’ai un peu par hasard décou­vert une bande de bri­gands, qui se nom­maient eux-mêmes les Hâsha­rii. Je pen­sais qu’il s’agissait de simples bri­gands, mais il s’agissait en fait de com­plo­teurs. C’est là que j’entendis pour la pre­mière fois parler de l’Ordre des Sept, et que l’un d’entre eux avait le même objec­tif que moi, récu­pé­rer le dia­mant. Leur chef est masqué, et est appelé par ses hommes le Sei­gneur Ser­pent.

Etran­ge­ment, cette per­sonne me rap­pelle ma patrie, peut être quelqu’un lié aux assas­si­nats rituels. Ces Hâsha­rii auraient partie liée avec un Vieux Moine (le chef pré­sumé de l’Ordre des Sept), et avec un Bala­fré (semble t’il un mes­sa­ger). Sept membres supé­rieurs de l’Ordre pla­ni­fie­raient la chute de l’Arnor, du Dun­land, du Gondor, du Rhu­daur et même d’Umbar et du Bel­la­kar. Encore une fois, j’ai réussi à m’échapper, grâce à l’intervention d’un vieil homme que je n’ai pas réussi à retrou­ver par la suite. Qui était ce vieil homme, je l’ignore, mais j’ai l’intuition que ce n’est pas un ennemi et que j’aurais l’occasion de le retrou­ver.

Quelques mois plus tard, je suis arrivé dans les Mon­tagnes Blanches. Un soir, au cam­pe­ment, non loin de la cité d’Aldvedh, j’eus la sur­prise de retrou­ver ce vieux sage, qui me deman­dait inno­cem­ment où en était mes recherches. Cela fai­sait plu­sieurs mois que je fai­sait chou blanc. Tout ce que j’arrivais à trou­ver, c’était des Nains et des Orques. Ce der­nier, avant de partir, m’indiqua une phrase énig­ma­tique qui pour­rait m’aider à trou­ver le dia­mant « Une forêt très ancienne, aux confins des terres, où les Esprits des Pre­miers Ages vivent encore de façon recluse ». Peut être s’agit il d’Eryn Vorn, de la forêt du Lindon ?

Jibran a les yeux pro­fon­dé­ment enfon­cés dans leurs orbites. Le front est très en arrière et plutôt large (signe de noblesse). Il est riche­ment vêtu d’une longue tunique et d’un pan­ta­lon large. Il a aussi des « bre­loques » qui sont en fait les témoins de son clan, famille et exploits. Il a une légère cica­trice sur la joue gauche et une plus impor­tante au cuir che­velu. Il a d’autres cica­trices sur le torse et le dos. C’est un Tchen­gouze ori­gi­naire de Mispir.


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