05 · Plantes Animées

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Les plantes animées transcendent les limites existant entre les Olvar et les Kelvar. Ce sont en réalité des Olvar mais elles sont dotées de nombreuses qualités associées aux choses vivantes qui bougent : mouvement indépendant des membres, pensées rationnelles, sens actifs et, dans certains cas, langage. À l’origine soignées par la Valië Yavanna, nombreuses sont celles, comme les autres monstres, à ne plus être considérées comme faisant partie de l’Ordre des Choses.

Description des plantes animées

Ents

  • angl. « Ent, Onodrim, Tree-herd »
  • Taille : 3 à 5 m

Les Ents sont les Bergers des Arbres. Ils furent éveillés à la demande de Yavanna, qui ne voulait pas laisser les arbres sans défense contre Melkor et contre les autres peuples, et ce sont les Elfes qui leur donnèrent le goût de la parole. On les dit le plus ancien des peuples qui vivent encore. Les Elfes les nomment Onodrim, et les Rohirrim, Ents. Au Premier Âge, ils emportèrent dans les forêts de l’Ered Luin les Nains de Nogrod qui avaient pillé Menegroth, et aucun n’en revint ; ils n’ont jamais beaucoup aimé les Nains et leurs haches.

Il n’y a pas deux Ents semblables : ils diffèrent comme des arbres d’essences et de croissances différentes, par la couleur, la taille, le nombre des doigts. Ils sont très grands, très robustes, presque sans cou, et ils ne se courbent guère. Leur peau ressemble à de l’écorce. Leurs yeux, bruns mêlés de vert, sont ce qu’ils ont de plus saisissant : on y devine un puits profond de souvenirs et de réflexion, à la surface duquel scintille le présent.

Les Ents sont lents : lents à parler, dans leur langue longue et répétitive où un nom raconte une histoire ; lents à se décider, car ils pèsent chaque question sous toutes ses faces et trouvent les autres peuples bien « précipités » ; lents à se mettre en colère. Certains, en vieillissant, deviennent « arbresques », de plus en plus semblables aux arbres qu’ils gardent, et restent immobiles des saisons entières. Mais quand un Ent est enfin éveillé, il est comme un taureau qui charge après une vache qui rumine : sa force est colossale, sa colère terrifiante. Ses mains et ses racines fendent la pierre comme les racines d’un arbre, mais en quelques instants. Il marche à grandes enjambées, plus vite qu’un homme ne court.

Les Ents sont plus solides que des arbres. Les flèches ne leur font presque rien, le poison est sans effet sur eux, et il faut un coup d’une violence extrême, ou de la magie, pour les blesser. Le feu, en revanche, est leur grand ennemi, et ils le haïssent. Ils ne se nourrissent pas, sinon de l’eau de leurs sources et d’une boisson qu’ils brassent eux-mêmes, aux étranges propriétés. Ils se réunissent pour débattre en Chambre des Ents, une assemblée qui peut durer des jours.

Intelligence et comportement : sages, patients, méfiants envers les autres peuples, ils ne sont du côté de personne et ne se soucient guère des affaires du monde. Ils aiment les Elfes, tolèrent les Hommes, se méfient des Nains, et haïssent les Orques, qui abattent les arbres pour le plaisir, et les Trolls, qu’ils tiennent pour des contrefaçons d’eux-mêmes. Ils commandent aux Huorns, qu’ils doivent surveiller sans cesse. Ils parlent l’Entique, aiment les langues elfiques, le Quenya surtout, et connaissent le plus souvent le Langage Commun, qu’ils appellent « le langage bref ».

Au Second Âge, ils se séparèrent des Ents-femmes, qui aimaient les jardins ordonnés et les enseignaient aux Hommes, sur les rives de l’Anduin. Quand Sauron brûla leurs jardins, qui devinrent les Terres Brunes, les Ents-femmes disparurent, et les Ents, sans descendance, sont condamnés à s’éteindre un jour. À la fin du Troisième Âge, ils ne vivaient plus que dans la forêt de Fangorn, et les Hommes du Rohan les tenaient pour une légende. Harcelés par les Orques de Saroumane, ils se levèrent enfin, en 3019, et ravagèrent l’Isengard, pendant que leurs Huorns anéantissaient l’armée des Orques au Gouffre de Helm.

Au début du Quatrième Âge, le Roi Elessar leur a laissé l’Isengard, devenu le Clos d’Orthanc, et la forêt de Fangorn est à eux. Les Ents ont replanté la vallée et veillent sur la tour vide. Mais ils cherchent toujours les Ents-femmes. Sont-elles toutes mortes dans les flammes de Sauron, ou servent-elles quelque maître loin à l’est, bien changées ? Et que penser de cet « arbre qui marche » qu’un Hobbit dit avoir vu dans le nord de la Comté, il y a des années de cela, et des pays si doux que Sylvebarbe pria les Hobbits de les surveiller pour lui ?

Fangorn (Sylvebarbe)

Le plus vieux des Ents, et sans doute le plus vieux être vivant sous le soleil de la Terre du Milieu : au Premier Âge, il parcourait déjà les forêts du Beleriand. Celeborn l’appelle l’Aîné. Grand, semblable à un chêne ou à un hêtre, sage et réfléchi, il est pourtant plus vif que la plupart des siens. C’est lui qui recueillit Merry et Pippin, réunit la Chambre des Ents et mena l’assaut contre l’Isengard. Il libéra ensuite Saroumane, qu’il croyait devenu inoffensif. Au Quatrième Âge, il garde le Clos d’Orthanc. Sa demeure est la Salle du Jaillissement.

Vifsorbier (Bregalad)

Un « jeune » Ent de Fangorn, et le plus « précipité » de tous : il agit plus vite que les autres, et s’était décidé contre Saroumane bien avant la Chambre des Ents, car les Orques de l’Isengard avaient abattu ses sorbiers. D’une nature douce, il n’en est que plus acharné contre ceux qui tuent les arbres. C’est lui qui veilla sur les Hobbits pendant la Chambre des Ents.

Bouclefeuilles (Finglas) et Peaurude (Fladrif)

Avec Fangorn, les plus anciens des Ents. Bouclefeuilles est devenu très « arbresque » et dort debout, des saisons entières. Peaurude vivait à l’ouest de l’Isengard ; blessé par les Orques, il a vu périr beaucoup de ses arbres et s’est retiré parmi les bouleaux qu’il aime. On ne sait pas s’ils se sont réveillés pour de bon depuis la guerre.

Membrejonc (Fimbrethil)

L’Ent-femme aimée de Fangorn, perdue avec les autres. Si elle vit encore, quelque part, elle seule pourrait dire ce que sont devenues les Ents-femmes.

Source : J. R. R. Tolkien, Le Seigneur des Anneaux ; « Les Ents », Léo, la Cour d’Obéron, adapté.

Huorns et arbres maléfiques

  • angl. « Huorn, Evil Huorn, “Black-Hearted” Tree »
  • Taille : de 2 à 30 m de haut

Ces végétaux sauvages animés se présentent sous différentes formes. La plupart ne sont que de simples plantes viles perverties par Morgoth et ses minions. Il existe autant d’essences différentes de Huorns qu’il existe d’essences d’arbres. Les arbres du Bois-aux-Vertes-Feuilles (autrefois nommé Forêt Noire, Mirkwood) sont un exemple frappant de cette œuvre hideuse.

Comme les animaux prédateurs, ils tuent les autres Olvar, en les étranglant avec leurs vrilles ou en utilisant les sécrétions de leurs racines. Certains de ces arbres sécrètent un nuage qui endort les voyageurs (équivalent au sort de « Sommeil »).

Les Huorns Maléfiques étaient, pour la plupart, sous la protection des Ents ; néanmoins, les plus maléfiques, ceux « au cœur noir », partirent de la Forêt de Fangorn et délaissèrent la protection et la tutelle des Ents. Ils furent nombreux à s’établir dans le Bois-aux-Vertes-Feuilles.

Dans un désir pervers, ils se sont mis à prendre pour cibles des êtres vivants, alors que les Huorns ne mangent pas de chair, pas plus que les Ents.

Aux cérémonies des Ents, les Huorns forment un bosquet dense autour du lieu, si bien que nul n’y entre ni n’en sort. Les chants s’entendent à des kilomètres, et nourrissent bien des légendes sur Fangorn.

On retrouve leurs semblables à Tol Fuin, ce qu’il reste du Dorthonion englouti : un bois sans lumière, où ils sommeillent parmi les esprits, les grandes araignées et les Trolls, en attendant l’odeur du sang.

Gwingornendil

On raconte au Lindon l’histoire d’un Ent, Gwingornendil, dont les mariniers abattirent puis brûlèrent les vieux cèdres. Il ne prit la vie d’aucun d’eux. Il pleura ses arbres, partit vers le sud, trouva un vieux bosquet et jura qu’aucun Homme n’en approcherait plus. Mais son chagrin passa aux Huorns de ce bois, moins résistants que lui, et qui ne font guère de différence entre un Elfe et un Homme : ils devinrent hostiles à toute créature qui parle. Il leur a défendu de tuer, sauf pour se défendre, et ils lui amènent leurs prisonniers. Tous les Huorns dangereux ne sont donc pas maléfiques. Mais qu’on ne touche à aucun d’eux dans ce bois : la forêt, dit-on, s’endurcit aussitôt.

Racine Dormante

  • angl. « The Bearer’s Sleeping Root »
  • Taille : 100 m de diamètre

Cette plante maléfique, dont la racine principale rougeâtre ressemble à celle d’un épicéa, est la descendante enchantée d’un arbre géant qui, jadis, se tenait sur le rivage de la partie Est de l’Endor. Cet arbre de 180 m de haut fut planté par les minions de Morgoth à partir d’une graine maudite du Telperion, l’Arbre d’Argent du Valinor. Contaminé par les sécrétions nocives d’Ungoliant, il en poussa un réseau de racines s’enchevêtrant à chaque plante jusqu’à une lieue à la ronde et les dominant. Heureusement, il fut abattu par le Seigneur Elfe Ingwë avant qu’il ait pu massacrer ou pervertir tous les Olvar locaux et de rendre toute la partie Est de l’Endor invivable.

L’Istar Alatar découvrit la Racine Dormante aux environs de 3A 1200 et, inconsidérément, la nourrit pour la faire sortir de sa torpeur afin de comprendre sa nature et de puiser en sa force. Le pouvoir de la Racine Dormante est incommensurable et, s’il lui était donné la chance de croître à nouveau, le danger qu’elle représenterait dépasserait l’entendement. Douée de raison et entièrement vouée au mal, cette Racine nuisible cherche à contrôler les Olvar par l’intermédiaire de nouveaux plants qui partagent son but inavouable.

La Racine Dormante ne possède plus aujourd’hui qu’une parcelle de ses pouvoirs d’antan. Perdue au fond d’une crevasse profonde de 40 mètres, elle n’est plus qu’une masse enchevêtrée de branches souterraines s’étalant sur une centaine de mètres de diamètre. Elle est abritée des éléments car l’ouverture de la crevasse ne fait que 2 mètres de diamètre.

Ses branches peuvent se mouvoir jusqu’à 9 mètres par round.

Vieil Homme-Saule

  • angl. « Old Man Willow »
  • Taille : 20 m de diamètre

Ce puissant Huorn de l’Ancienne Forêt est un arbre animé maléfique ayant eu beaucoup de pouvoir sur les autres arbres animés de l’Ancienne Forêt d’Eriador (au Cardolan, près de la Comté). Il hait toutes les autres créatures vivantes utilisant le feu et cherche à les détruire. Il utilise une magie « chantante » produite par le mouvement de ses branches et de ses feuilles ; l’air, ainsi brassé, soupire et siffle entre elles. L’effet de ce son force les victimes à s’endormir à portée de ses racines entrelacées ou des crevasses béantes de son tronc (équivalent au sort de « Sommeil »). Il les prend ensuite pour soit les jeter dans la rivière proche, l’Ondulosier, afin qu’elles se noient soit les attirer contre son tronc et les écraser pour en faire de l’engrais. Alternativement, il peut lancer des sorts de « Confusion » ou « Peur » afin de distraire ou de faire fuir ses ennemis.

Statistiques

Les statistiques de la Racine Dormante et du Vieil Homme-Saule sont de peu d’intérêt.

Feuille de statistiques

  • Ent
  • Huorn